L'immobilier en crise en Europe

Le marché immobilier est victime de la crise financière engendrée par les endettements souverains. Les demandes de financement des projets de rénovation et de construction ont respectivement connu une chute de 50 % et 30 %. De même, les besoins en crédit hypothécaire ont sérieusement baissé sur le premier trimestre de cette année par rapport aux trois derniers mois de 2011.

Ces évolutions négatives sont constatées en Belgique suite à la décision du gouvernement d'abroger des décrets favorisant les hypothèques. De plus, les autorités belges ont choisi de réduire leurs dépenses budgétaires de 15 milliards d'euros pour 2012. Cette initiative prend la forme d'un plan d'austérité à peine voilé, même pour un pays encore épargné par la crise financière, mais empêche les dérives budgétaires. Ainsi, le pays s'évite la foudre des marchés financiers et particulièrement celle des agences de notation.

En effet, Standard and Poor's a récemment sanctionné l'Espagne pour sa récession économique de 0,3 % enregistrée durant ce premier trimestre. Le pays a ainsi perdu deux crans sur sa note souveraine. Dans la foulée, les notes de grandes banques hispaniques ont dégradé, générant une méfiance des marchés.

Par conséquent, il est devenu plus cher aux ménages et aux entreprises espagnoles de trouver un crédit, immobilier ou non, auprès de leurs banques qui ont, elles-mêmes, du mal à se refinancer auprès des marchés financiers. Sur le plan social, le pays enregistre un taux de chômage record de 24 %. Par ailleurs, le cas grec reflète l'extrême en Europe, car cette nation est sujette à une exclusion de l'Union si elle ne redresse pas rapidement sa situation économique et budgétaire. En tout cas, ces deux pays en pleine crise pourraient pousser les courtiers en crédit, plus souples pour les déblocages de crédit, à s'approcher des consommateurs afin de relancer leur économie.

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